Les portraits

 

Huiles sur toile, dessins aux trois crayons, sanguines ou cires, Harburger a consacré une grande importance à l'art du portrait tout au long de son parcours.

 

Il a pratiqué le genre du portrait dessiné, dans l’intimité de l’atelier ou chez des particuliers à l’occasion d’une commande. Il appréciait de jouer des divers matériaux à sa disposition pour transposer sur le papier, blanc ou teinté, la douceur d’une carnation, l’architecture et le modelé d’un visage, l’expression d’un regard. Ses dessins portraits sont le plus souvent centrés sur le visage, de face, et modelés au crayon noir ou à la sanguine. Enfin, il a remis à jour la technique ancienne dite aux trois crayons, inventée au XVIIIe siècle, qui par la couleur, a l’avantage d’offrir l’illusion du réel (mêlant l’usage du crayon graphite ou craie noire, à la sanguine et aux rehauts de craie blanche).

Josette Galiegue in Œuvres graphiques.

Célestine visage et cou, 1928,
huile sur toile marouflée sur bois,
46 x 38 cm, collection particulière

Jeanine vers 1942,
crayon et crayon de couleur, sur papier, 31 x 24,5 cm,
collection particulière

Portrait d’Hélène Buraglio née Weydert, vers 1932,
Huile sur toile, 40 x 33 cm,

Le Conteur arabe, 1943,
 huile sur toile, 46 x 38 cm.
La Varenne St Hilaire, collection particulière.

Les portraits peints par Harburger en Algérie témoignent d’un réel intérêt pour la psychologie du modèle : « Tel vieil indigène discute, et ses paumes disertes attestent la véracité de son récit ou la pureté de ses intentions, notait à l’époque le philosophe Raymond Bénichou. Le contraste est plein d’humour entre ces mains adjuratrices qui soutiennent un regard plutôt évasif et l’impassibilité céramique du front brilliant [et] patiné […]  ; un relief saisissant, un souci de bienséance dans les rapports des couleurs, une clarté débonnaire, apparentent ces toiles à telles pièces intimes des salles flamandes. »

Célestine au châle noir, 1950,
huile sur carton, 46 x 38 cm,
collection particulière.

Buste de femme au profil pur, 1972,
trios crayons et pastel sur papier teinté,
32 x 25 cm,
collection particulière.

Grand portrait de Jeanine de profil, 1975,
haut relief, cire colorée,
24 x 19 cm

Jeanine vers 1942,
crayon et crayon de couleur, sur papier,
31 x 24,5 cm,
collection particulière

Portrait d’Hélène Buraglio née Weydert, vers 1932,

 Huile sur toile, 40 x 33 cm,

Jeanine vers 1942,
crayon et crayon de couleur, sur papier,
31 x 24,5 cm,
collection particulière

Portrait d’Hélène Buraglio née Weydert, vers 1932,
Huile sur toile, 40 x 33 cm

Dans le catalogue de l’exposition « Avec qui ? À propos de qui ? » présentée au musée des Beaux-Arts de Lyon en 2004, l’artiste plasticien Pierre Buraglio évoque les œuvres qui ont compté pour lui. Parmi elles, un portrait de sa mère peint par Harburger à la fin des années 1920 : « Sur un mur de mon atelier, le portrait à l’huile de ma mère sans doute âgée de vingt-quatre, vingt-cinq ans […]. La facture : peu de matière, jus soutenu, à rapprocher de Derain. Quelle justesse et économie de la touche ! […] J’adhère à ces tableaux profondément… »