Biographie

 

Francis Harburger (1905-1998)

 

1905. Francis Harburger naît le 17 février 1905 à Oran, en Algérie.

1919. Entre à l’école des beaux-arts d’Oran, dirigée par Augustin Ferrando (1880-1957).

1921. Rejoint son frère à Paris pour préparer le concours d’entrée à l’École nationale des Arts décoratifs. Reçu à l’automne dans la section « Dessin-Décoration »

1923. Est reçu à l’École des beaux-arts, et s’inscrit dans l’atelier de Lucien Simon.

1925. Fait la connaissance du peintre André Favory (1888-1937). Il fréquente les cours de croquis à l’Académie de la Grande-Chaumière.

1926. Participe pour la première fois au Salon des Indépendants, avant de partir pour Alger faire son service militaire. Après son service militaire fait un voyage dans le M’zab (Sud Algérien).

1928-1929. Nommé pensionnaire à la Casa de Velázquez, à Madrid. Il voyage en Espagne, au Portugal et au Maroc.

1929. De retour à Paris, il trouve un atelier à Montparnasse, rue Campagne-Première.

1930. Première exposition personnelle à la Galerie 23, rue de La Boétie.

Commence à exposer au Salon des Surindépendants, dont il devient secrétaire général en 1933.

1933. Épouse Jeanine Halff et s’installe au 15, rue Hégésippe-Moreau, dans le XVIIIe arrondissement. 
Participe à plusieurs décorations murales, à Paris et à Alger.

1935. Naissance de son fils Michel.

1936-1938. Achats de l’État : Femme à la mantille, Joueurs de cartes (Musée du Quai Branly en prêt au musée  des années 30, Boulogne-Billancourt) et Nature morte (musée de Brantôme).

1937. Participe à l’exposition internationale des arts et techniques (Paris), avec plusieurs peintures dont un panneau décoratif pour le Salon de la Beauté, situé dans la Rue Marchande.

1938. Peint des nus, des natures mortes, des paysages et des portraits.

Naissance de sa fille Marianne.

1939. Mobilisé sur la ligne Maginot. Rendu à la vie civile en juillet 1940.

Menacés par les lois antisémites, Harburger et sa famille quittent la métropole pour Alger.

1942. Harburger apprend qu’il est spolié à Paris de tous ses biens et de son fonds d’atelier.

Décès de son fils ainé, Michel.

1942-1945. Peint des paysages d’El-Biar, d’Alger, d’Oran, des natures mortes, et des portraits qu’il expose chaque année à Alger et Oran.

1946. De retour en métropole, ne retrouve rien de son atelier, il loue un logement à Enghien-les-Bains, où naît sa fille Sylvie.

Peint une série de Natures mortes de la réalité.

1949. Expose au Salon des Surindépendants une Peinture-Manifeste du « Réalisme humaniste », et s’engage dans une série de Compositions civiques.

1953. Ouvre un cours de peinture à Enghien-les-Bains, où il enseigne d’après le modèle vivant. Réalise de nombreux nus (dessins, pastels, peintures).

1953-1959. Renoue avec la décoration murale grâce à plusieurs commandes publiques au titre du 1% artistique et s’oriente vers des recherches néo-cubistes auxquelles le philosophe Étienne Souriau donnera le nom de « hiéroglyphes ».

1956. S’installe à Paris dans un atelier d’artiste, au 83, rue de la Tombe-Issoire (XIVe arrondissement).

1957-1958. Expose à la galerie Pro Arte (Paris) ses Natures mortes de la réalité, et à la galerie Aktuaryus (Strasbourg).

1960. Expose ses Hiéroglyphes à la galerie L’Antipoète (Paris).

Ouvre un cours de peinture dans son atelier. Publie en 1963 Le Langage de la peinture, petit traité du naturalisme, que préface Étienne Souriau.

1963. Entreprend une série de paysages de Paris.

1975-1997. Expose régulièrement à Paris, Honfleur, Dieppe, Concarneau, Strasbourg, Lyon, et participe à de nombreux Salons.

1977-1997. Nouvelle formulation de son naturalisme, avec les Abstractions concrètes.

1998. Décès de Francis Harburger, le 27 décembre, à Paris.